vendredi 1 mai 2015

La Serbie

La Serbie
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Drapeau de la Serbie
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Nom officiel: 
République de Serbie

Population: 7 209 764 (est. 2014) (rang dans le monde: 98)
Superficie: 77 474 km. car.
Système politique: république
Capitale: Belgrade
Monnaie: dinar serbe
PIB (per capita):
 11 100$ US (est. 2013)
Langue
s: serbe 88,1% (langue officielle), hongrois 3,4%, bosniaque 1,9%, tsigane 1,4%, autres 3,4%, non déclaré ou inconnu 1,8% (est. 2011) 

Religions: orthodoxes serbes 84,6%, catholiques 5%, musulmans 3,1%,protestants 1%, athées 1,1%, autres 0,8%, non déclaré ou inconnu 4,5%% (est. 2011)

GÉOGRAPHIE




Ce pays de collines, de moyennes montagnes et de plaines est drainé par le Danube et ses affluents. Outre ses activités agricoles (notamment céréales dans la riche plaine du nord), il possède des ressources minières (lignite, cuivre, plomb) et une industrie (métallurgie, sidérurgie, chimie, agroalimentaire) présente dans la région de Belgrade et dans l’axe de la Morava (à Niš et à Kragujevac). La population, majoritairement serbe et orthodoxe, englobe une importante minorité hongroise en Vojvodine, dans le nord du pays.
La Serbie s'étend sur les bassins du Danube, de la Morava, du Timok, de la Tisza et sur une partie de la Posavina. C'est un pays de collines, de moyennes montagnes et de plaines, transition structurale entre le système dinarique à l'O., la Stara Planina et le Rhodope à l'E. La partie septentrionale (nord de la Serbie proprement dite et Vojvodine), basse, est une région de cultures intensive et d'élevage (aux céréales [blé et maïs], au tournesol et à la betterave à sucre s'ajoute l'élevage industriel des bovins, des porcs et de la volaille). La partie méridionale, appartenant aux Alpes Dinariques, au relief accidenté, est encore largement forestière et pastorale.
Outre l'agglomération de Belgrade, la partie la plus active est constituée par l'axe de la Morava, riche région agricole (céréales, élevage, vigne, vergers) et voie de passage vers la Macédoine, la Grèce et la Bulgarie, jalonnée de centres d'industries de transformation (métallurgie, sidérurgie, constructions mécaniques, chimie, agroalimentaire) comme Niš, Svetozarevo, Kragujevac. Du gaz naturel est extrait en Vojvodine. Les montagnes périphériques du sud, en voie de dépeuplement, ont des foyers industriels isolés, comme les mines de cuivre de Bor et de Majdanpek, et des mines de lignite et de plomb.
La population est majoritairement serbe et orthodoxe, mais comprend des minorités importantes au nord (Hongrois dans l'extrémité septentrionale de la Vojvodine).



La Serbie fait face aujourd'hui à une situation économique encore difficile : en dépit d'une forte croissance, le taux de chômage reste élevé, l'inflation s'accroît et les exportations ne couvrent que la moitié des importations.
En raison d'un déficit de balance des paiements courants très élevé, de plus de 20 % du produit intérieur brut (PIB), la Serbie a demandé, et obtenu, l'aide du Fonds monétaire international (FMI) en 2009. Cette aide se monte à 3 milliards d'euros. La Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, a accordé un crédit d'un milliard d'euros pour permettre à la Serbie d'équilibrer ses comptes et de financer des projets d'infrastructure. Ce déficit est cependant compensé par l'afflux d'investissements étrangers, les envois des fonds des émigrés et les prêts des institutions internationales.
L'indépendance de fait du Kosovo, obtenue au début de 2008 et reconnue par un grand nombre de pays, mais pas par la Serbie, a amputé le pays d'une partie de son territoire. La Serbie a normalisé ses relations avec le Kosovo en 2013.
Un accord de stabilisation et d'association, préalable obligatoire à une adhésion à l'Union européenne, a été signé en 2008. En 2014, la Serbie a entamé les négociations d'adhésion à l'Union européenne
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Le Sénégal

Le Sénégal
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Drapeau du Sénégal
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Nom officiel: République du Sénégal
Population: 13 635 927 habitants (est. 2014) (rang dans le monde: 71)
Superficie: 196 190 km. car.
Système politique: république
Capitale: Dakar
Monnaie: franc de la Communauté financière africaine
PIB (per capita):
 2 100$ US (est. 2013)
Langues
: français (langue officielle), wolof, peul, sérère, diola, mandingue, etc

Religions: musulmans 94%, chrétiens 5% (majoritairement catholiques romains), croyances indigènes 1%

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU SÉNÉGAL




C'est un pays plat, au climat tropical assez sec (la majeure partie du Sénégal appartient au Sahel). La population, formée de groupes variés (les Wolof constituant l'ethnie dominante) et islamisée en majeure partie, est concentrée dans l'ouest du pays. Les deux tiers des actifs travaillent dans l'agriculture (arachide, riz, mil, élevage) et la pêche. Les industries sont localisées dans la presqu'île du Cap-Vert. Le sous-sol recèle des phosphates, et le potentiel hydroélectrique est en cours d'aménagement. Le tourisme ne comble pas le déficit commercial
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St-Marin (San Marino)

St-Marin (San Marino)
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Drapeau de San Marino
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Nom officiel: République de San Marino
Population: 32 742 habitants (est. 2014)(rang dans le monde: 213)
Superficie: 61,2 km. car.
Système politique: république
Capitale: San Marino
Monnaie: euro
PIB (per capita):
 55 000$ US (est. 2012)
Langue: italien

Religion: catholiques romains

GÉOGRAPHIE






Régie par une Constitution de 1569, Saint-Marin est la plus ancienne république du monde moderne. Accroché sur les pentes abruptes du monte Titano (738 m d'altitude), dans l'Apennin calcaire, ce micro-État vit principalement du tourisme. Il a accueilli, ces dernières années, environ 120 000 visiteurs par an, qui ont apporté 60 % du revenu national. Le commerce de timbres et de monnaies assure également des revenus appréciables tandis que, à l'instar de Monaco, Saint-Marin abrite de nombreuses banques, devenant par certains aspects un paradis fiscal. Les autorités italiennes soupçonnent ainsi de nombreux étrangers d'utiliser la petite république pour exporter des capitaux. L'agriculture traditionnelle (vignes et céréales), en revanche, recule en raison du tourisme et de la vague de constructions qui en découle. L'Italie et Saint-Marin sont liés par une union douanière et Rome verse au pays une somme annuelle pour le dédommager de l'absence d'impôts sur les douanes. La population tend cependant à diminuer du fait de la baisse de la natalité et d'un fort courant d'immigration vers l'Italie (mais également vers les États-Unis) au cours de ces dernières années (12 000 Saint-Marinais résident désormais à l'étranger).

HISTOIRE

Selon la tradition, Saint-Marin fut fondé au ive s. par un ermite, dont la réputation de sainteté attira une petite communauté, qui s'élargit peu à peu en une « commune » laïque. Fortifié contre les incursions des Normands et des Sarrasins, Saint-Marin, dès la fin du ixe s., possède déjà une certaine autonomie et agrandit son territoire au xie s.
Ayant pris le nom de « république » au xiiie s., Saint-Marin fait alliance au xve s. avec le pape et avec les ducs d'Urbino. Vers le milieu du xve s. est créé le Grand Conseil de 60 membres à vie (20 nobles, 20 bourgeois et 20 paysans), désignés par cooptation. Aux xviie et xviiie s., l'abus du droit d'asile, les tendances oligarchiques des membres du Grand Conseil et les visées de la papauté sur le territoire marquent une période de déclin relatif. Respecté par Bonaparte en 1797, l'État de Saint-Marin est reconnu au congrès de Vienne en 1815. Le petit pays signe un traité d'amitié avec son voisin en 1862, renouvelé en 1897, 1939, 1953. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le pays accueillit plus de 100 000 réfugiés. De 1945 à 1957, le pays est gouverné par une coalition communiste, ce qui provoque des tensions avec l'Italie.
Le territoire de Saint-Marin est divisé en 9 bourgs correspondant aux anciennes circonscriptions paroissiales. La République est gouvernée par le Grand Conseil (60 membres), renouvelé tous les 5 ans par élection, et présidé par 2 capitaines-régents, élus tous les 6 mois et qui sont chefs de l'État et du gouvernement. Ce dernier est exercé par le Congrès d'État. Le droit de vote a été accordé aux femmes en 1960, et depuis 1973 ces dernières ont également le droit d'éligibilité.
Les principales forces politiques sont aujourd’hui, au centre-droit et à droite, le Parti démocrate-chrétien saint marinais (PDCS, fondé en 1948, rejoint en 2006 par la liste civique « Nous Saint marinais ») et l’Alliance populaire des démocrates saint marinais (AP, créée en 1993) tandis que le centre gauche et la gauche sont représentés par le parti socialiste (PS, né à la fin du XIXe siècle et rebaptisé ainsi en 2012 après diverses divisions et fusions), le parti des socialistes et démocrates (PSD, né en 2005 de la réunion de socialistes et d’ex-communistes) et Gauche unie, formation d’« extrême gauche » fondée en 2005. En outre, de nouveaux acteurs politiques, de sensibilité écologiste, libéraux, ou sans étiquette précise, sont apparus plus récemment : Mouvement civique RETE (« Rénovation, équité, transparence, éco-viabilité »), Union pour la république (UPR), Civico 10.
Toutefois, la vie politique reste largement fondée sur des coalitions indépendantes du clivage gauche/droite. Les élections de 2012 ont ainsi opposé trois alliances, le mouvement RETE faisant cavalier seul : « Saint Marin Bien commun » (PSD, AP et PDCS), majoritaire avec 35 sièges sur 60 ; « Entente pour le pays » (UPR et PS) ; « Citoyenneté active » (Gauche unie et Civico 10).
En 1988, Saint-Marin adhère au Conseil de l'Europe et en 1992 à l'Organisation des Nations unies
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Samoa

Samoa
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Drapeau de Samoa 
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Nom officiel: Samoa
Population: 196 628 habitants (est. 2014) (rang dans le monde: 184)
Superficie:  2 831 km. car.
(Quatre îles habitées: Savai’i, Upolu, Apolima et Manono)
Système politique: démocratie parlementaire
Capitale: Apia
Monnaie: tala
PIB (per capita): 6 200$ US (est. 2013)
Langues: samoan (polynésien), anglais
Religions: congrégationistes 31,8%, catholiques romains 19,4%, mormons 15,2%, méthodistes 13,7%, l'assemblée de dieu 8%, adventistes du septième jour 3,9%, autres chrétiens 7,2%, autres 0,7%, aucune 0,1%, non spécifié 0,1% (est. 2011

GÉOGRAPHIE

Cet archipel volcanique, montagneux, est formé essentiellement de deux grandes îles, Savaii et Upolu, et de quelques îlots, souvent bordé de récifs coralliens. Le climat tropical, chaud et humide, explique l'extension de la forêt dense.
Les collines et les plaines littorales sont bien mises en valeur par une population, presque exclusivement polynésienne, répartie sur les deux îles principales. Très vulnérable aux catastrophes naturelles (typhons et maladies végétales), l'agriculture vivrière (taro, igname, banane, fruits tropicaux, arbre à pain) et commerciale (cocotier, pour la production de coprah, et cacaoyer), ainsi que la pêche, représentent 14 % du produit intérieur brut (PIB). Il existe une petite production industrielle de pièces détachées destinées à l'industrie automobile japonaise. La balance commerciale est chroniquement déficitaire, malgré les rentrées invisibles issues de la diaspora samoane et des revenus, en augmentation, du tourisme. Classées par les Nations unies parmi les pays les moins avancés (PMA), les Samoa vivent, pour l'essentiel, de l'aide extérieure, qui représente la moitié de son PIB. Le sous-développement économique, aggravé par l'isolement géographique, explique la persistance d'un fort courant d'émigration, alors que la croissance démographique diminue.

HISTOIRE

Sous tutelle néo-zélandaise à partir de 1920, les îles occidentales de l'archipel samoan deviennent, le 1er janvier 1962, le premier État polynésien véritablement indépendant. Depuis, les Samoa sont régies par une Constitution qui combine les formes parlementaires aux coutumes locales. Des deux chefs d'État nommés à vie lors de l'indépendance, Tupua Tamasese Mea'ole est mort en 1963, Malietoa Tanumafili II en 2007. Comme le prévoit la Constitution, le Parlement (Fono), composé des chefs de village (matai), a élu en juin 2007, puis de nouveau en juillet 2012, Tuiatua Tupua Tamasese Tupuola Efi, nouveau chef de l'État (Ole Ao O le Malo) pour un mandat de cinq ans. L'exécutif est entre les mains d'un Premier ministre, élu par le Fono. Depuis 1970, les Samoa appartiennent au Commonwealth ; elles sont membre de l'ONU depuis 1976.
En 1991, une réforme constitutionnelle allonge de 3 à 5 ans la durée du mandat parlementaire, porte le nombre des ministres de 8 à 12 et celui des sièges parlementaires de 45 à 49.
Créé en 1979, le premier parti politique samoan, Human Rights Protection Party (HRPP), règne quasiment sans partage sur la scène politique de l'archipel, souvent agitée par des querelles personnelles, la corruption et le clientélisme.
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Les îles Salomon

Les îles Salomon
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Agrandir le planLes îles Salomon sont situées dans le sud-ouest de l'océan Pacifique, au sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Drapeau des îles Salomon
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Nom officiel: Les îles Salomon
Population: 609 883 habitants est. 2014) (rang dans le monde: 168)
Superficie: 28 896 km. car.
Système politique: démocratie parlementaire de type britanique
Capitale: Honiara
Monnaie: dollar des îles Salomon
PIB (per capita): 3 400$ US (est. 2013) 
Langues: le pidgin des îles Salomon est la langue d'usage.L'anglais est la langue officielle mais parlée par seulement 1 à 2% de la popuilation. S'ajoutent 120 langues indigènes.
Religions: protestants 73,4% (églises de Mélanésie 31,9%, évangélistes des mers du sud 17,1%, adventistes du septième Jour 11,7%, église-unie 10,1%, Christian Felleowship Church 2,5%) catholiques romains 19,6%, autres chrétiens 2,9%, autres 4%, aucune 0,03%, non spécifié 0,1% (est. 2009)

GÉOGRAPHIE



L'archipel des Salomon s'étend entre 5° et 12° de latitude nord. Les deux îles septentrionales, Buka et Bougainville, font aujourd'hui partie de l'État de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les autres îles, ancien protectorat britannique, ont obtenu leur indépendance en 1978 et forment l'État des Salomon. Les îles sont alignées en deux rangées : Choiseul, Santa Isabel, Malaita au nord-est, Vella Lavella, Nouvelle-Géorgie, Guadalcanal, Russell, Florida et San Cristobal au sud-ouest ; il s'y ajoute le petit archipel de Santa Cruz et quelques atolls (Ontong Java). Les îles principales sont montagneuses et quelques volcans sont encore en activité. Les pluies sont très abondantes (2 à 4 m par an). La forêt dense cache quelques groupes isolés qui vivent de cultures sur brûlis.
La population, estimée à plus de 500 000 habitants en 2009, augmente rapidement, avec un taux d'accroissement naturel de 2,6 % par an, ce qui explique sa grande jeunesse (39 % sont âgés de moins de 15 ans). Près de 90 % des Salomonais se concentrent sur les littoraux, où ils vivent de l'horticulture vivrière traditionnelle (taro, igname, banane, patate douce, manioc) et de la pêche côtière. Le riz est cultivé dans la plaine du nord de Guadalcanal ; il existe également de grandes plantations de cocotiers et de palmiers à huile. Dans son ensemble, l'agriculture fournit près de 50 % du produit intérieur brut (PIB). Le pays dispose d'une importante zone économique exclusive (ZEE) de 1,3 million de km2 ; des droits de pêche sont concédés aux grandes puissances maritimes du Pacifique, notamment au Japon. Le coprah, l'huile de palme, le bois de charpente et le thon constituent les principaux produits d'exportation. Les îles Salomon sont, dans la région, le pays dont l'autosuffisance économique est le plus élevé. Les infrastructures sont un legs de la forte présence américaine pendant la guerre du Pacifique. La capitale, Honiara, est la seule ville notable. Elle est le siège de l'Agence des pêches de l'organisation régionale de coopération économique du Pacifique sud (SPEC).

HISTOIRE

L'Espagnol Alvaro de Mendaña de Nerta découvre en 1568 l'archipel qu'il nomme en référence au roi Salomon ; Bougainville y passe, deux siècles plus tard. Les îles du Nord sont soumises à un protectorat allemand en 1885, mais, à la suite d'un échange avec Samoa, la Grande-Bretagne étend, en 1893, sa domination sur tout l'archipel à l'exception de Buka et Bougainville, restées allemandes. Elles passeront sous mandat australien en 1921. En 1942, les Japonais envahissent les îles Salomon, qui deviennent un champ de bataille particulièrement sanglant jusqu'en 1945 ; les Américains reprennent Guadalcanal après 6 mois de combat à l'hiver 1942-1943 ; la population et le paysage sont restés marqués par la dureté des affrontements. Le protectorat britannique a été aménagé en 1960 : une Constitution a été accordée prévoyant l'élection d'une assemblée. Le 7 juillet 1978, l'indépendance est proclamée, le nouvel État restant dans le Commonwealth.
Les îles Salomon sont très actives sur la scène régionale du Pacifique sud. C'est sur une initiative du gouvernement d'Honiara qu'a été créé en 1986 le groupe dit du « fer de lance mélanésien », regroupant les Salomon, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Vanuatu, destiné à soutenir la cause des Mélanésiens de Nouvelle-Calédonie. Les velléités sécessionnistes de l'île papouane de Bougainville, très proche des îles Shortland (nord-ouest des Salomon), suscitent des tensions régulières entre Honiara et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, liées aux incursions armées dans les deux sens. L'amorce d'un processus de paix conduit à une amélioration des relations bilatérales en 1997.
En juin 2000, une milice locale prend en otage le Premier ministre B. Ulufa'alu, victime de la lutte que se livrent deux groupes ethniques sur l'île de Guadalcanal depuis début 1999 : les militants du Isatambu Freedom Fighters (IFF) cherchant à chasser les habitants originaires de l'île voisine de Malaita, regroupés au sein de la Malaita Eagles Force (MEF), à l'origine du coup de force. En proie à une guerre civile larvée entraînant plusieurs centaines de victimes, l'ex-protectorat britannique connaît une crise profonde : à la paralysie du gouvernement, incapable de gouverner dans un État de non droit, s'ajoute une crise économique sans précédent. En juin 2003, la constitution, à l'initiative des seize membres du Forum du Pacifique, et l'envoi d'une force multinationale (environ 2 200 hommes) placée sous commandement australien permet la cessation des hostilités et le retour à la stabilité. À la suite de l'adoption en 2008 par le Parlement de la loi relative à la « Commission vérité et réconciliation », celle-ci est officiellement ouverte en avril 2009 en présence de Monseigneur Desmond Tutu et rend son rapport final en février 2012 au Premier ministre qui tarde cependant à le divulguer.
La vie politique nationale est dominée par la succession rapide de Premiers ministres (tous les trois ans en moyenne) depuis l'indépendance. Les allégeances politiques sont très lâches et plus fondées sur des liens personnels et sur des sujets précis que sur l'appartenance partisane. Un projet de loi sur les partis visant à donner davantage de stabilité au système politique – en empêchant notamment les parlementaires de changer de camp –, ayant été écarté, les élections de 2010 entraînent, tout comme celles de 2006, une grande fragmentation du Parlement national. Les candidats indépendants viennent encore en tête du scrutin avec 19 sièges devant le parti démocrate des îles Salomon (13 sièges) et onze autres « partis » dont certains récemment créés. Sept d’entre eux, représentés par 27 députés sur 50, créent alors une « Coalition nationale pour la réforme et le progrès » qui élit Danny Philip à la tête du gouvernement. Ce dernier, suspecté de mauvais usage des fonds d’aide alloués par Taïwan et menacé par une motion de censure, doit cependant démissionner l’année suivante. Gordon Darcy Lilo lui succède en novembre 2011. La victoire des indépendants (32 sièges) aux élections de novembre 2014 permet à Manasseh Sogavare d'être alu au poste de Premier ministre, poste qu'il a déjà occupé par deux fois (2000-2001 puis 2006-2007).
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Sainte-Lucie

Sainte-Lucie 
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Nom officiel: Sainte-Lucie
Population: 163 362 habitants (est. 2014) (rang dans le monde: 186)
Superficie:  616 km. car.
Système politique: démocratie parlementaire
Capitale: Castries
Monnaie: dollar des Caraïbes orientales ou dollars est-caribbéen
PIB (per capita):
 13 100$ US (est. 2013)
Langues: anglais (langue officielle), créole
Religions: catholiques romains 61,5%, protestants 25,5%, autres chrétiens 3,4%, rastafariens 1,9%, autres 0,4%, non spécifié 1,5%, aucune 5,9%, non spécifié 1,4% (est. 2010)

GÉOGRAPHIE



Île montagneuse et volcanique, au climat tropical, Sainte-Lucie est située dans la zone de passage des cyclones. Les Amérindiens (Arawaks puis Caribs) ont disparu dans le choc de la colonisation. La grande majorité de la population est aujourd'hui composée des descendants des esclaves africains que l'on avait fait venir de force durant la période coloniale. Près du tiers des habitants vit en milieu urbain. La population reste encore très jeune (26 % sont âgés de moins de 15 ans), mais sa croissance diminue (0,8 % en 2007).
L'économie de l'île se caractérise à la fois par son dynamisme et sa fragilité. Malgré le poids de l'agriculture, la priorité donnée au tourisme et à la petite industrie témoigne d'une volonté de diversification. L'exportation de la banane fournit l'essentiel des revenus agricoles (11 % du produit intérieur brut [P.I.B.]). Malgré sa vitalité, l'agriculture reste très sensible aux aléas climatiques (sécheresse, ouragans). Des résultats importants sont attendus du développement de la pêche commerciale. La petite industrie (agroalimentaire, emballage, etc.) est stimulée par la création de zones franches. Le tourisme, en pleine expansion, constitue aujourd'hui le principal moteur de l'économie, grâce aux nombreuses activités qu'il génère. Mais l'économie de Sainte-Lucie est fragilisée par le poids de la dette extérieure et l'ampleur du chômage.

HISTOIRE

Rivalités coloniales et résistance

Peuplée par les Caribs, Sainte-Lucie est abordée par les Espagnols aux alentours de 1502 au cours de leurs explorations dans les Antilles. Une âpre bataille pour le contrôle de l'île s'engage alors, et ne s'achèvera qu'au xixe s. Les Caribs combattent durement les tentatives de colonisation anglaise (1605 et 1638) et française (1650). La question indigène réglée par la guerre, Anglais et Français ne cessent de se disputer l'île. Sainte-Lucie change constamment de mains, jusqu'à ce qu'elle tombe définitivement sous domination britannique au traité de Paris en 1814 et devienne une colonie sucrière.

Indépendance et intégration régionale

L'île est membre de la Fédération des Indes-Occidentales de 1958 jusqu'à la dissolution de celle-ci, en 1962. En 1967, elle reçoit une nouvelle Constitution garantissant l'autonomie interne. L'indépendance est acquise en 1979. John Compton, alors chef du United Workers Party (UWP) et principal interlocuteur dans les négociations pour l'indépendance, en devient Premier ministre. Cependant, les premières élections portent au pouvoir le Saint Lucia Labour Party (SLLP), qui mène une politique d'orientation socialiste. Mais l'UWP, conduit par J. Compton puis par Vaughan Lewis, se maintient au pouvoir de 1982 jusqu'en 1997 . Kenny Anthony, du SLLP, arrive alors à la tête de l'exécutif. Le nouveau Premier ministre doit faire face à de nombreuses difficultés : augmentation de la violence et de la criminalité liée au trafic de drogue, déclin de l'industrie bananière, recul du tourisme. En décembre 2001 pourtant, Kenny Anthony remporte les élections générales mais doit s'incliner face à l'UWP aux élections de 2006. Stephenson King prend la tête du gouvernement gouvernement jusqu’aux élections de 2011 remportées de nouveau par le SLLP. Kenny Anthony est alors investi pour la troisième fois comme Premier ministre. Soucieux de tenir compte du poids économique de la Chine populaire, le gouvernement veut redéfinir ses relations avec Pékin, tout en maintenant les liens privilégiés avec Taïwan, rétablis en 2007 après une rupture en 1997.
Membre de la Communauté (et du marché commun) des Caraïbes (CARICOM) depuis 1974 et de l'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO) depuis sa création en 1981, Saint-Lucie travaille activement à l'intégration régionale dans les domaines judiciaire et policier notamment.
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Le Rwanda

Le Rwanda
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Drapeau du Rwanda
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Nom officiel: République rwandaise
Population: 12 337 138 habitants (est. 2014) (rang dans le monde: 73)
Superficie: 26 338 km. car.
Système politique: république, système multipartiste, présidentiel.
Capitale: Kigali
Monnaie: franc rwandais
PIB (per capita):
 1 500$ US (est. 2013)
Langues: kinyarwanda seulement (langue officielle) 93,2%, kinyarwanda et autre langue 6,2%, français (langue officielle) 0,1%, anglais (langue officielle)0,1%, swahili 0,02%, autres 0,03%, non spécifié 0,3% (est, 2002)
Religions: catholiques romains 49,5%, protestants 39,4%, autres chrétiens 4,5%, musulmans 1,8%, croyances indigènes 0,1%, autres 0,6%, aucune 3,6%, non spécifié 0,5% (est. 2002)
GÉOGRAPHIE
C'est un pays de hauts plateaux, proche de l'équateur, mais au climat tempéré par l'altitude. L'agriculture vivrière (patates douces, haricots) occupe la majorité des terres cultivables. Le café et le thé constituaient les ressources commerciales. Ravagé en 1994 par le conflit opposant Hutu (majoritaires) et Tutsi, le Rwanda connaît aujourd'hui un certain redressement économique mais reste l'un des pays les plus pauvres du monde (avec une tendance à l'accroissement des inégalités).
Le Rwanda correspond à une partie du socle africain, dont le relief est le résultat de mouvements tectoniques qui l'ont cassé, porté en hauteur, et qui ont permis la formation de la chaîne des Virunga, composée d'une série de volcans, dont le plus élevé, le Karisimbi (4 507 m), porte le point culminant du pays. Il se divise en trois éléments : la crête ou dorsale Congo-Nil, le Plateau central et les Basses Terres. La crête s'étire du nord au sud sur une largeur de 20 à 50 km et avec une altitude variant de 1 900 à 3 000 m. Elle domine le lac Kivu par un abrupt fortement découpé. Le versant oriental, à la pente plus douce, se raccorde au Plateau central, formé d'une multitude de collines. À l'est s'étendent les Basses Terres lacustres (1 300 à 1 500 m d'altitude), qui annoncent déjà la pénéplaine tanzanienne. Le Rwanda, malgré la proximité de l'équateur, a, grâce à l'altitude, des températures (moyenne annuelle : 19 °C) et des pluies (de 700 à 2 500 mm) modérées.
Le Rwanda se situe dans la région des Grands Lacs, la plus densément peuplée de toute l'Afrique. Le pays comptait près de 300 habitants par km2 au début des années 1990, voire plus de 400 habitants par km2 dans certaines préfectures comme celles de Kigali, de Ruhengeri ou de Butare. Le dynamisme démographique était alors extrêmement élevé, avec une croissance naturelle proche de 4 % par an, du fait d'une forte fécondité (8 enfants par femme) et d'une mortalité relativement basse (de l'ordre de 18 ‰). Il en résultait une extrême jeunesse de la population, près de la moitié des habitants ayant moins de 15 ans. Le drame de 1994 a notablement modifié ces données, du fait des nombreuses victimes qu'il a occasionnées, mais aussi du départ des réfugiés dans les pays voisins, dont une partie seulement est rentrée au pays. L'habitat est très majoritairement rural, réparti sur les « collines », et le taux de population urbaine est inférieur à 20 %. Il est le reflet de la prépondérance écrasante des productions agricoles dans l'économie nationale. Le petit élevage (ovins, caprins, volailles) prend peu à peu le pas sur les bovins, faute d'espace, et les cultures vivrières sont dominées par la banane plantain (dont on tire notamment une « bière » qui est la boisson nationale), le manioc et la patate douce. Thé et café, d'excellente qualité, sont les principales cultures d'exportation. Il est difficile de savoir si l'industrie, limitée à quelques productions de biens de consommation (boissons, chaussures), est en voie de retrouver son niveau de la fin des années 1980. Il serait de même hasardeux de donner des chiffres précis à propos des finances publiques et de la balance commerciale, dont on sait seulement qu'elles sont structurellement déficitaires. Le Rwanda est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres du monde.
Le génocide a répandu dans le monde entier l'image d'un Rwanda déchiré entre deux « ethnies », l'une majoritaire, les Hutus, l'autre minoritaire, les Tutsis. On a de ce fait tendance à laisser de côté ce qui fait l'unité de la population. En effet, outre un mode de vie rural dominant, les Rwandais ont en commun une langue unique de type bantou, le kinyarwanda, et ils professent très majoritairement la même religion, le catholicisme. Les causes des tragiques affrontements de 1994 doivent en réalité être davantage recherchées dans l'histoire du pays que dans un quelconque déterminisme « ethnique »
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